Valery Hache / AFP
Les streamers Naruto et Safine, reconnus coupables des violences et humiliations infligées en direct à Jean Pormanove, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Nice à respectivement 2 ans et 18 mois de prison avec sursis. Les deux hommes écopent également d’un « bannissement numérique » de six mois, leur interdisant de diffuser du contenu sur les plateformes durant cette période, selon l’AFP.
Capture d’écran / Mediapart YouTube
Les deux créateurs de contenu étaient jugés pour violences en réunion, abus de faiblesse, diffusion d’images violentes et provocation à la haine ou à la violence.
En revanche, ce procès ne portait pas sur la mort de Jean Pormanove, l’autopsie ayant conclu à l’absence d’intervention d’un tiers et l’enquête sur ce volet ayant été classée sans suite.
Des violences diffusées pendant des mois
Entre 2023 et 2025, Jean Pormanove participait régulièrement aux directs du collectif « Le Lokal ». Au fil des lives, des milliers d’internautes assistaient à des scènes de plus en plus violentes : gifles, coups de pied, jets d’œufs, insultes, humiliations, coups de fouet, tirs de paintball ou encore défis imposés en échange de dons des spectateurs.
Capture d’écran/ “Sept à Huit” TF1
Une autre victime, connue sous le pseudonyme de « Coudoux », apparaissait également dans plusieurs séquences diffusées en direct.
Selon l’accusation, ces contenus généraient d’importants revenus grâce aux plateformes de streaming et aux dons du public. Les enquêteurs estiment que ce système a contribué à banaliser des violences présentées comme du divertissement.
Le décès de Jean Pormanove
Le 18 août 2025, après près de douze jours de diffusion quasi ininterrompue, Jean Pormanove a été retrouvé inerte en plein direct.
Capture d’écran / Kick
Si ce décès a profondément marqué les débats, la justice a rappelé que le procès concernait uniquement les violences reprochées avant sa mort, aucun lien pénal n’ayant été retenu entre les prévenus et le décès de Raphaël Graven.
